Le Domaine de la Pâturie fût planté en 1974 sous l’impulsion d’Albert Demard, conservateur du musée de Champlitte. Champlitte, village remarquable de Haute-Saône, en FrancheComté, aux confins de la Champagne et de la Bourgogne, terres de vignerons. En avril 2017, la famille Joyandet, originaire du village, a repris le flambeau. Planté d’un seul tenant, au lieu-dit la Pâturie, exposé sud-est, en coteaux, le vignoble de 17 hectares séduit et aspire à réaliser ce qu’il y a de meilleur. « La nature nous a offert ce lieu unique, un environnement qui respire le bonheur et des vignes vigoureuses qui ne demandent qu’à être choyées. Depuis la reprise du domaine en 2017, notre équipe s’efforce de restructurer l’entreprise dans les meilleures conditions. Mais avant tout, nous consacrons tout notre travail et notre énergie à notre matière première qui est la vigne. Ce premier millésime a été source de grands changements dont les vendanges manuelles, le passage en culture raisonnée, une vinification parcellaire et la construction d’une gamme cohérente et qualitative. Notre gamme de vins a pour but de favoriser l’expression du fruit, d’être à la fois qualitative et accessible avec une véritable identité. Aujourd’hui nous allons encore plus loin. Le respect et l’amour portés à nos vignes nous ont conduits à vouloir convertir l’exploitation en agriculture biologique. Depuis 2017 chaque année est un pas en avant vers cette conversion sans pour autant bousculer la vigne et les sols. En plus du désherbage mécanique que nous pratiquons, nous intégrons des chevaux pour venir compléter cette mécanisation ainsi que des moutons pour l’éco-pâturage. Les doses de sulfites en cave sont minimes, nous utilisons uniquement des levures indigènes pour toutes nos cuvées, et nous filtrons très peu nos vins. Chaque jour est une chance de faire ce métier qui nous permet d’évoluer dans une vie riche de partages et de rencontres. Une vie où le temps est rythmé par les saisons avec des moments forts comme les vendanges ou la taille, moment permettant la réflexion et où le prochain millésime se prépare... et des moments plus axés sur la commercialisation. C’est un métier qui demande une grande humilité, dans lequel chaque jour est une nouvelle expérience, et où il est nécessaire de se remettre en cause pour continuer de progresser dans le respect de ce que nous offre la nature. » Julia Joyandet, vigneronne du Domaine de la Pâturie