
La renaissance d’un grand terroir de Bourgogne en Côte chalonnaise
Riche d’une longue histoire et d’un terroir singulier, le domaine de la Tour Saint-Hilaire, situé entre Mercurey et Rully, renaît sous l’impulsion de la famille Cadel.
Un terroir historique
Le domaine trouve ses origines au IXe siècle, lorsque des moines y fondent un prieuré au sommet de la colline de Saint-Hilaire. Le lieu-dit couvre 80 hectares au total dont 75ha de forêt, 5ha de champs et 1ha de vignes. Situé à Fontaines, entre Rully et Mercurey, la colline n’est pas classée en appellation communale mais bénéficie d’un terroir unique.
Après la Révolution, la propriété est vendue à la famille Colcombet, qui en fait un pavillon de chasse. Devenue l’un des plus grands négociants et propriétaires viticoles de Bourgogne au début du XXe siècle, la maison Colcombet frères développe le vignoble de “l’abbaye de Saint-Hilaire”, classée à l’époque en Mercurey. Les guerres voient les vignes arrachées. La famille Colcombet revend le domaine en 1963 et la propriété en 1984 à la famille Valadon, qui replante alors de la vigne en 2000.
La famille Cadel acquière le domaine en 2014. Luc Cadel, œnologue passionné, y voyait l’opportunité de créer son propre vin et d’accueillir des visiteurs. Son décès en 2017 conduit à la mise en fermage des vignes au Domaine Gouffier, qui les convertit à l’agriculture biologique.
A partir du millésime 2021, Valentin reprend les vignes familiales pour relancer ce monopole de grands blancs de côte chalonnaise.
Une colline, un terroir, une viticulture biologique
Le domaine est aujourd’hui constitué d’un monopole de 1 hectare de Chardonnay, exposé plein sud et entouré de forêt. Le sol calcaire, riche en sable et limon, presque dépourvu d’argile, confère aux vins une expression singulière.
La conduite du vignoble se fait en agriculture biologique et biodynamique. Les sols sont travaillés avec parcimonie (seulement 2 à 3 labours par an contre 5 à 10 en moyenne) et une rangée sur deux est enherbée pour préserver la biodiversité. La plupart des travaux sont manuels, avec une taille respectueuse du flux de sève, ébourgeonnage strict (2 passages), et un rognage à la main.
Une vinification minutieuse
Une attention particulière est portée à la date de la récolte. La vendange est effectuée uniquement à la fraiche le matin, en petites caisses de 10-12 kg, les fruits rejoignent le chai situé à 20 m de la parcelle, le pressurage est quasi immédiat.
Le pressurage se veut lent et doux (4 à 5h, max 1,8 bar) avec un pressoir pneumatique. Les jus sont ensuite refroidis à 10-12°C. Après un léger débourbage, les jus sont transférés en fûts pour faire leur fermentation. Le parc à fût est composé de différents tonneliers, d’âges variés (généralement 1-2 vins à 6-7 vins) afin de ne pas masquer le terroir.
L’élevage dure deux hivers, avec mise en bouteille en mars.
En résumé, le maître mot ici est de laisser parler le terroir, avec des levures indigènes, des doses de SO2 très limitées et une utilisation judicieuse du fût.
Contact presse : Valentin CADEL, vigneron - domaine@latoursainthilaire.fr - 0618518110




